Ce que la mort, m’a apprise de la vie…

Cette semaine je célébrais mes 39 ans! Certaines personnes me disent que je suis jeune pour accompagner la fin de vie. Mais comment vous dire comment ce chemin m’a appris et m’apprend chaque jour plus que tout, la valeur profonde d’être en vie.

Accompagner des personnes en fin de vie, et avoir accompagné ma propre mère et des proches, m’a transformée. Non pas dans un sens dramatique ou sombre, mais dans un rapport beaucoup plus conscient, humble et vrai à la vie.

La fin de vie comme école de présence

Être auprès de personnes en fin de vie, c’est être ramenée constamment à l’essentiel. Il n’y a plus de masques. Plus de performance. Plus de « il faudrait ».

Il y a ce qui est là.

La fin de vie m’a appris à observer plutôt qu’à juger. À reconnaître que ce que nous vivons n’est pas nécessairement bon ou mauvais… mais simplement humain. Et surtout, que nous avons toujours un espace de liberté : celui de choisir comment nous réagissons à ce qui nous traverse.

Apprendre à accepter ce qui est

Accepter ne veut pas dire aimer. Ni approuver. Ni renoncer à soi.

Accepter, c’est cesser de se battre contre la réalité.

Pendant longtemps, et encore parfois aujourd’hui, je me suis beaucoup jugée. Je me disais que je ne devrais pas être comme ci, ou ressentir comme ça. Que je devrais être plus forte, plus calme, plus alignée.

La fin de vie m’a appris une autre posture : observer ce que je vis avec douceur, puis me demander non pas « est-ce bien ou mal? », mais plutôt :

  • Vers quoi ai-je envie de tendre?

  • Qu’est-ce qui est en mon pouvoir, ici et maintenant?

Une vie imparfaite, mais plus fidèle

La vie est comme elle est, parfaitement imparfaite. Parfois, j’aimerais que les choses bougent plus vite, d’autres fois moins vite… Mais je ne changerais pas ma vie. Non plus maintenant.

Parce que de plus en plus, je choisis de tendre vers ce qui me nourrit réellement. Vers une vie plus fidèle à qui je suis. J’écoute mon coeur, mes élans, et surtout mes besoins.

Cela signifie apprendre à nommer mes limites. Prendre soin de moi. Dire non quand c’est nécessaire. Me choisir, sans culpabilité.

Je me responsabilise aussi. J’essaie, le plus possible, de ne pas me laisser envahir par les éléments extérieurs et de reprendre le pouvoir sur mes pensées, qui ont parfois tendance à tourner en boucle. Parce qu’on va se le dire : il est souvent plus facile de chialer que de passer à l’action. Notre cerveau est paresseux…

Comment je prends soin de moi en accompagnant la fin de vie

On me demande souvent : « Comment fais-tu pour accompagner la fin de vie sans t’épuiser? »

La réponse est simple, mais demande de l’engagement : je prends du temps pour moi.

  • Je lis

  • Je marche tous les jours

  • Je m’entraîne

  • Je me dépose

  • Je médite (pas facile, ça pour moi.)

Ces espaces me permettent de rester ancrée, présente et équilibrée. Ils ne sont pas un luxe, mais une nécessité.

Ce que la fin de vie m’enseigne sur la vie

La fin de vie m’a appris que nous n’avons pas le contrôle sur notre destinée. Mais que nous avons un pouvoir immense sur la manière dont nous habitons chaque journée.

Vivre en conscience ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie être là, même quand c’est inconfortable. Même quand c’est imparfait. De se réajuster afin de tendre vers la vie qu’on souhaite, et encore se réajuster.

À 39 ans, je choisis d’en profiter le plus possible. Un jour à la fois.

Et vous, êtes-vous satisfait(e) de votre vie? Si non, quelle petite action pourriez-vous poser chaque jour pour vous en rapprocher?
Si le cœur vous en dit, vous pouvez m’écrire pour partager vos réflexions. J’aime profondément ces échanges!

En terminant, voici quelques questions fréquentes qu’on me pose en lien avec mon métier. Si vous souhaitez en discuter plus longuement, réservez votre appel gratuit!

Au plaisir d’échanger avec vous,

Foire aux questions (FAQ)

Pourquoi réfléchir à la fin de vie quand on est encore jeune?

Parce que la fin de vie nous rappelle ce qui compte vraiment. Elle nous invite à vivre plus consciemment, ici et maintenant, plutôt que d’attendre plus tard.

Est-ce que parler de la fin de vie est déprimant?

Non. Bien accompagné, ce sujet peut être profondément apaisant et porteur de sens. Il ouvre souvent sur plus de présence, de gratitude et d’authenticité.

Qu’est-ce qu’un accompagnement en fin de vie?

L’accompagnement en fin de vie consiste à offrir une présence humaine, une écoute, un soutien émotionnel et parfois pratique à la personne en fin de vie et à ses proches.

Est-ce réservé uniquement aux derniers jours?

Non. Un accompagnement peut commencer dès un diagnostic, ou même bien avant, pour réfléchir au sens, aux valeurs et aux choix importants.

Comment l’accompagnement en fin de vie peut aider les proches aidants?

Il permet aux proches aidants de se sentir soutenus, entendus et moins seuls, tout en leur offrant des repères pour traverser cette période avec plus de douceur.

Pourquoi prendre soin de soi quand on accompagne quelqu’un en fin de vie?

Parce que la qualité de présence dépend directement de l’état intérieur de la personne qui accompagne. Prendre soin de soi permet d’accompagner avec justesse et humanité.


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« Je ne veux pas être un fardeau. »: se préparer à la fin de vie pour alléger ses proches.

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